Biographie

Dernière mise à jour le 14/11/2016    
 
 
Gérard CHOAIN est né à Lille le 12 novembre 1906. Après avoir fait ses études à l'académie des beaux arts de sa ville natale il est reçu au concours d'entrée de l'école nationale supérieure des beaux-arts de Paris et compte parmi les élèves de Landowski.

Prisonnier de guerre de 1939 jusqu'en 1945 dans un camps de réfractaires en Allemagne, deux fois blessé, profondément marqué par cette période de sa vie il s'oriente dès son retour vers la sculpture monumentale et élabore de nombreux monuments ( monument aux morts de Vincennes, de l'Aigle , de Thann, de l'amiral Bruat à Colmar, avec quatre statues de pierre autour de l'oeuvre de Bartholdi...). La même année il réalise le monument aux morts des camps de déportation situé au cimetière du père Lachaise. En 1962 il réalise à Mauthausen le monument dédié à la mémoire des républicains espagnols morts en déportation puis un second à Wittelsheim. Profondément croyant, il sculpte un chemin de croix pour l'église Saint Louis à Toulon ainsi qu'un Saint Jean Baptiste pour l'église de Belleville à Paris..

Artiste complet il se consacre également à la sculpture traditionnelle avec un grand succés ainsi qu'en témoigne son allégorie de la Seine, place de l'Alma qui lui vaut le Grand prix des Beaux arts de la ville de Paris en 1962 . L'un de ses nombreux bustes est par ailleurs exposé au musée d'art moderne de la ville de Paris.

Excellent dessinateur, admirateur de Donatello et de Dürer, il complète son oeuvre par de très nombreuses sanguines notamment en hommage à la beauté des femmes. Musicien, il a pour violon d'Ingres le violoncelle.

Lauréat de l'Institut de France, il a été chargé par la ville de Paris de la restauration des façades du palais de justice, du tribunal correctionnel et du tribunal de commerce. Il expose par ailleurs à la galerie Vendôme, aux salons consacrés aux peintres témoins de leur temps, au salon d''automne, à l'école polytechnique...

Chevalier de l'ordre National du mérite en 1967 et de la légion d'honneur en 1974, il s'éteint en 1988 en laissant une oeuvre aussi importante qu'éclectique dans la lignée d'Ingres, Rude. Renoir et Despiau.

<< comment expliquer ce qui est clair, ce qui se comprend, je veux seulement vous parler de l'émotion qui m'a saisi en contemplant l'oeuvre de Choain >>
Marcel Achard

Gérard Choain, dans son atelier.